Tag : coup de cœur

(Imbert Imbert)² | Commentaires : 2

Photographie d'Imbert Imbert

Oui, encore Imbert Imbert. J'suis chiant, hein ?

Comme je l'avais dit dans un précédent billet, j'ai gagné deux places pour un des concerts d'Imbert Imbert dans une grande petite salle de spectacle : Les Trois Baudets (aussi appelée BBB par ses intimes).

Premier petit plaisir : Offrir ma seconde place à Siestacorta, et le croiser enfin en chair et en os, après plus d'un an de discussions numériques plus ou moins rapprochées. Nous avons fait connaissance simultanément sur deux forums n'ayant rien à voir a priori entre eux. Cette rencontre m'a permis de confirmer ce que je pressentais : on a une sensibilité au monde très similaire. Et c'est cool de se sentir ainsi moins seul.

Deuxième petit plaisir : Constater que la salle de concert sus-citée se trouve… à cinquante mètres du Moulin Rouge.

Troisième petit plaisir : Se pointer au guichet sans une thune en poche, demander les billets, et les recevoir quand-même, avec un petit « 0 » écrit à côté du prix, tandis que d'autres payent 15€ pour rentrer.

Quatrième petit plaisir : Se poser au deuxième rang, juste en face de la scène, au milieu d'un public très restreint : une cinquantaine de personnes . Il y aurait eu moyen de s'asseoir au premier rang, mais il aurait fallu basculer la tête en arrière pour voir la scène, et ça aurait été moins confortable).

Cinquième petit plaisir : Découvrir un nouveau décor encore mieux foutu que celui du précédent spectacle, toujours oscillant entre l'obscurité de la salle, et un blanc métallique teinté de rouge. Une cage de pointes enchevêtrées est sur scène. Imbert Imbert chante d'ailleurs deux de ses titres, qui seraient déjà oppressants sans ça à l'intérieur même de celle-ci. Plus tard dans le spectacle, une autre structure tournoyante et aux lumières changeantes est placée à l'intérieur de la cage, reproduisant ainsi un peu la grande boîte métallique trouée du décor précédent.

Sixième petit plaisir : Sembler être une des deux seules personnes de la salle à connaître les paroles de ses chansons.

Septième petit plaisir : Entendre pour la première fois deux titres tous nouveaux. J'ai oublié comment s'appelait le second, mais le premier à un nom très imbert-imberien : « Belle comme une pute ». Je trépigne déjà d'impatience de pouvoir le réécouter.

Huitième petit plaisir : Faire de « Tout fout l'camp » ma nouvelle chanson préférée pour les semaines à venir. Il faut dire que cette chanson a déjà un sacré passif, car elle a été écrite en 1937 par Raymond Asso et d'abord chantée par Damia. Elle été reprise par la suite par des chanteuses comme Édith Piaf et Juliette.

En fait, cette chanson me touche tellement et me fouraille si profondément les tripes et la sensibilité, que celle-ci aussi je la fait partager. J'espère qu'elle plaira à d'autres autant qu'elle m'a plu à moi.

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Ayerdhal : Chroniques d'un rêve enclavé | Commentaires : 0

Dessin de Parleur, par Philippe Caza

Comme on l'aura compris depuis que j'en parle (début janvier si je ne me trompe pas), je viens de terminer de relire « Chroniques d'un rêve enclavé ». Pour la deuxième fois. Presque tout juste dix ans après la première fois. C'était le deuxième bouquin d'Ayerdhal que je lisais.

Le premier, c'était « Étoiles mourantes », co-écrit avec Jean-Claude Dunyach. Je m'en souviens d'autant mieux que c'était un cadeau de Noël, et que j'ai terminé de le lire le premier janvier 2000 à minuit dix, et qu'il était paru dans la collection « Millénaires », des éditions J'ai Lu. D'ailleurs ce bouquin je ne l'ai plus : je l'ai passé en seconde à une prof' de français qui ne me l'a jamais rendu.

Mais revenons en aux Chroniques. Comme j'avais beaucoup aimé ce premier bouquin, dès début janvier, je suis allé en chercher d'autres d'Ayerdhal à la bibliothèque. Ce fût facile : ils se trouvaient classés juste à côté de ceux d'Isaac Asimov, dont j'avais finit de lire la quasi-intégrale depuis un an ou deux. Et à l'époque, à part « Étoiles mourantes » qui venait de paraître, le seul bouquin de lui qu'il y avait, c'était celui-ci.

Et le moins qu'on puisse dire, c'est que cette unique lecture a profondément marqué l'adolescent que j'étais, me poussant plus encore dans cette voix que je commençais déjà à emprunter. Un beau morceaux de révolte, une grande part d'auto-gestion, une belle couche de démocratie, des vrais bouts de mise en commun, le tout bien agrémenté de non-violence et de pacifisme.

Et des formules marquantes et des aphorismes à foison.

Je n'ai lu ce bouquin qu'une seule fois : en général, je déteste relire les mêmes livres.

Pourtant, cette unique fois m'a suffit pour que je fasse mienne un certain nombre de formules et d'idées, telles qu'elles étaient formulées. En fait, je les ai intégrées en moi au point même d'oublier que certaines venaient de ce bouquin.

Couverture de « Chroniques d'un rêve enclavé », d'Ayerdhal

Et voilà qu'il y a quelques mois, j'apprends que ce bouquin, dont tous les exemplaires ont été épuisés depuis longtemps, devrait faire l'objet d'une nouvelle édition dans le courant du mois de novembre 2009. Une envie violente m'a prise de relire ce bouquin. Je me demandais déjà clairement comment je pourrais trouver ce bouquin, dix ans après et à peu près complètement sorti de l'adolescence. Me demandant aussi ce que j'avais pu faire de cette marque qu'il m'avait laisser.

Alors si je voulais me faire critique, je pourrais dire maintenant que bouquin ne peut guère convaincre que ceux qui sont déjà convaincus, ou qui sont idéologiquement sur le même genre de pente. Je pourrais aussi dire que je le trouve parfois assez moralisateur, voir carrément pontifiant.

Il n'empêche : il y a toujours quelque-chose qui passe carrément fort vers moi et, honnêtement, ça m'a vraiment refoutu une pêche d'enfer. Mieux : j'y ai trouvé des passages qui touchent certaines de mes préoccupations actuelles plus que celles de l'ado' que j'étais. Comme me le disait Siestacorta il y a environ un an, en parlant de « La Bohème et l'ivraie » : Ayerdhal et les amours pluriels, ça colle grave.

Pour les prochains mois, accrochez-vous : je me sens habité par Karel et Parleur.

Ho, et puis tiens, ça me fait plaisir… Comme je l'avais fait pour « Demain, une oasis », voici des extraits du bouquin dans la suite de ce billet.

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Le chien | Commentaires : 0

Photographie de Léo Ferré Léo Ferré… Voilà des années que je connais, et que j'écoute de temps en temps certains de ses titres les plus connus, parfois avec un plaisir certain et parfois avec beaucoup plus de mal. Pour ne pas dire que ça m'a parfois pas mal tapé sur les nerfs.

Mais voilà deux semaines que je me suis lancé dans une écoute attentive de certaines de ses chansons moins connues, et que… tout d'un coup une grande part de son répertoire, chansons connues y compris, prennent une nouvelle dimension.

Beaucoup de ses textes et de ses musiques m'interpellent, me parlent, et me prennent par les tripes autant que par l'esprit, sans que je sache dire pourquoi ni comment.

Entre autres : « Le chien ».

Bonne écoute.

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Idiots and angels | Commentaires : 0

Juste deux ou trois petits mots pour faire part de cette décou­verte (via le blog de Manu Lar­ce­net) toute récente que je tiens à faire par­ta­ger : la bande annonce d’un des­sin animé de Bill Plymp­ton : « Idiots and angels ». Sa sor­tie est pro­gram­mée en jan­vier pro­chain.

Je ne con­nais­sais pas. C’est le coup de cœur du moment. Je tiens à en faire pro­fi­ter les autres.

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