Ni déesse ni maî­tresse
Je léchais l’cul comme je l’prends
Un verre de Suze en atten­dant
Qu’la liberté nous appa­raisse
La liberté des inno­cents
Voi­lés par l’amour et le sang
Le sang des hom­mes comme ils entrent
Et se retien­nent au fond du ven­tre
Sou­mis aux pres­sions du gar­dien
Celle à laquelle on appar­tient
Comme fidèle à sa nation
Un dra­peau planté sur le front

Ni déesse ni maî­tresse
Sus au mariage sus à l’amour
Sus aux bar­be­lés tout autour
Suçons nous plu­tôt les ten­dres­ses
Et sur­tout pas cel­les où l’on s’aime
À se les sucer jusqu’au sang
Au renon­ce­ment de soi-même
Ça m’est arrivé jus­te­ment
Le sang s’est figé sur mes os
Sous les cris de mes idéaux
Et ce n’est plus qu’un grand trou noir
Comme un tom­beau dans la mémoire

Ni déesse ni maî­tresse
Ni ani­mo­sité mes­da­mes
Sans loi sans per­mis de port d’âmes
Et sans votre sceau sur nos fes­ses
Rien que du plai­sir à se pren­dre
Mais sans oublier de se ren­dre
Rien que du plai­sir à s’unir
Sans cher­cher à s’appar­te­nir
Avec des murs autour du cœur
Des « si tu t’en va je me tue »
Plu­tôt cre­ver la bou­che en fleur
Mon dra­peau noir dans le cul.