Ni déesse ni maîtresse
Je léchais l’cul comme je l’prends
Un verre de Suze en attendant
Qu’la liberté nous apparaisse
La liberté des innocents
Voilés par l’amour et le sang
Le sang des hommes comme ils entrent
Et se retiennent au fond du ventre
Soumis aux pressions du gardien
Celle à laquelle on appartient
Comme fidèle à sa nation
Un drapeau planté sur le frontNi déesse ni maîtresse
Sus au mariage sus à l’amour
Sus aux barbelés tout autour
Suçons nous plutôt les tendresses
Et surtout pas celles où l’on s’aime
À se les sucer jusqu’au sang
Au renoncement de soi-même
Ça m’est arrivé justement
Le sang s’est figé sur mes os
Sous les cris de mes idéaux
Et ce n’est plus qu’un grand trou noir
Comme un tombeau dans la mémoireNi déesse ni maîtresse
Ni animosité mesdames
Sans loi sans permis de port d’âmes
Et sans votre sceau sur nos fesses
Rien que du plaisir à se prendre
Mais sans oublier de se rendre
Rien que du plaisir à s’unir
Sans chercher à s’appartenir
Avec des murs autour du cœur
Des « si tu t’en va je me tue »
Plutôt crever la bouche en fleur
Mon drapeau noir dans le cul.
Ni déesse ni maîtresse
J’ai eu quelques petits problèmes à l’approche de « Bouh ! », le prochain album d’Imbert Imbert dont la sortie est prévue pour février prochain. Pas tant à cause des paroles, non Jeoire, mais à cause d’une instrumentation et d’arrangements plus denses que ce à quoi je m’étais habitué de sa part avec l’album précédent.
Et puis voilà, hier j’ai eu une discussion avec Lucile. Je n’ai pas réagi sur le moment, mais quand ce matin j’ai de nouveau écouté « Ni déesse ni maîtresse », j’y ai vu quelques grands parallèles avec ce dont nous avons pu parler.
Un parallèle avec ces amours vers lesquels je tends.
… et ce vers quoi tu as tendu, peut-être sans vraiment le vouloir cette fois-ci, je crois, Lucile.
… et ce vers quoi je tends avec toi bien moins qu’avec ces autres avec qui je choisis d’entrecroiser les courbes de ma vie.
En fait je ne sais pas. Je ne sais rien. J’aime juste toutes ces possibilités douces(-amères ?) en nous, avec ce passé que nous avons, et l’affection réciproque qui reste. Encore. Toujours ?
Lucile, je veux juste te dédier cette chanson.
En espérant aller l’écouter avec Côme et toi à Lyon le 26 ou le 27 mars.
Tiens, et je viens de décider d’écrire pour la première fois une grande petite chose sur ce blog. De la rendre officielle et publique. Je t’aime.
Benjamin, qui décide de sublimer.
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Commentaires
Salut Benjamin, merci pour ton article amoureux.
thelemepour ceux qui veulent en savoir plus sur Imbert Imbert, date de concert, écoute de morceaux… rendez vous sur son site web ou sur facebook :
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