Humeurs

Je gromelle un peu | Commentaires : 2

J'ai découvert ce matin qu'un des intérimaires avec qui je travaillais pour la deuxième fois est chef louveteau chez les scouts de France, « parce qu'il n'y a pas de scouts d'Europe à Gap ». J'ai trouvé ça cool. Jusqu'à ce qu'il me dise, en apprenant que j'étais dans un mouvement de scoutisme protestant, que ce serait bien si tous les chrétiens pouvaient s'unir pour lutter contre les musulmans.

Si si, véridique.

Mais bon, comme je dois bosser avec lui pour préparer une grosse sortie commune et inter-mouvements, je me frustre un peu tout seul en rangeant ma langue dans ma poche afin d'éviter de faire monter la tension.

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De la pénibilité d'être bien vu | Commentaires : 0

Je porte sur moi une immense malé­dic­tion.

Aux per­son­nes que je croise pour la pre­mière fois, et au moins pen­dant un cer­tain temps, j’ins­pire pres­que tou­jours une cer­taine con­fiance tout au moins ou une bonne opi­nion. Et la con­fiance des autres, c’est lourd à por­ter, sur­tout quand on la reçoit sans l’avoir préa­la­ble­ment vrai­ment méri­tée.

Après, on ris­que sur­tout de déce­voir.

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Pluriel au pluriel | Commentaires : 2

J'aimerais bien revivre ce moment, hélas trop fugace, pendant lequel j'ai pu me sentir aimer au pluriel et sans problème.

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Mécanique benjamine #2 | Commentaires : 0

Je ne peux apprécier la complexité ou la simplicité des choses que parce-qu'elles existent toutes deux. Enfin je crois.

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Mécanique benjamine #1 | Commentaires : 0

Photographie d'un ressort La mécanique du benjamin est au fond assez simple : plus on le comprime, et plus il s'exprime.

Je me ferais bien une petite erreur 409 moi, tiens…

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Citation forcée | Commentaires : 0

Suite à une discussion le mois dernier, j'ai décidé de limiter le nombre de citations d'auteurs sur lesquelles je m'appesantirais un peu. Mais là, il y en a une qui s'impose.

La plupart des gens désirent bien plus avoir des vêtements à la mode, ou du moins propres et sans raccommodages, que d'avoir la conscience nette.

Henry David Thoreau, in « Walden ou la vie dans les bois »

Cabane d'Henry David Thoreau

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Pas possible | Commentaires : 0

Il est des gens pour lesquels on ne peut pas réussir à s'inquiéter plus que pour un mauvais jouet en plastique entre les mains d'un gamin capricieux.

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Où suis-je ? | Commentaires : 0

Ces derniers temps, je dors un peu partout.
Presque à chaque fois que je me réveille, ce n'est jamais là où je pensais être. La perturbation m'atteint aussi maintenant dans ce long état de somnolence qui précède le véritable sommeil, et même lorsque je me contente d'une simple sieste.

Et quand je suis enfin chez moi, le problème change à peine. A chacun de mes endormissements, j'ai la sensation de ne rien avoir à faire là où je suis. Alors je me retourne complètement, je place mes pieds à la tête du lit, et ainsi je m'endors mieux, directement sous le faible courant d'air que laisse passer le Vélux ouvert.

Néanmoins, je dors mieux qu'il y a quelques mois, voir qu'il y a un an.


La nuit dernière, j'ai rêvé être sur une toute petite île dont le décor ressemblait beaucoup à celui-ci.

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Rabatteur de jeune joie | Commentaires : 0

Par hasard, j'ai regardé il y a peu un morceau du film « L'auberge espagnole », que j'avais regardé en entier il y a quelques années.

Je crois que je trouverais encore le film assez sympathique, voir mignon, sans être trop trop gnangnan.

Par contre, il y avait un je ne sais quoi qui m'agaçait un peu beaucoup sur les bords, et je crois que je viens de mettre la main dessus en repensant entre autres à la scène finale.
C'est cette sensation que le film s'adresse aux vieux ados et jeunes adultes pour leur donner cette sensation que « moi, à la fin de mes études, je ferais pareil que le héros, et moi non plus, je ne rentrerais pas dans ce triste moule ». Et cela avec quel effet ? Celui de donner un semblant d'impulsion d'envie de liberté, une lumière attirera le regard ailleurs et un instant se croire « rebelle », pour permettre ensuite de mieux s'enferrer eux-même dans ce moule qu'ils disent triste et qu'ils font maintenant mine de ne pas aimer.

Concrètement, ça me fait un peu le même effet que d'entendre Renaud chanter « Société, tu m'auras pas ».

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Illusions et faux problèmes.

Je crois que je vais relire « Sa majesté des mouches » ; si ça fait peut-être tout autant trompe-l'œil sur ce faux passage à l'âge adulte, je trouve ça moins… piégeux. Ou en tout cas, ça ne donne pas envie de de se plonger dans la contemplation béate d'un bel ailleurs.

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Je ne l'avais jamais montrée | Commentaires : 0

Je viens d'avoir une longue discussion téléphonique lors de laquelle je me suis rendu compte que je n'avais jamais montré sur ce blog le dessin complet dont est extrait l'image qui sert d'entête à ce blog. Il en vaut la peine[1].

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Voilà qui sera maintenant chose faite.

Petit rappel, il s'agit d'un dessin de Lydie, alias Lyly, croisée par hasard une journée au Pont-de-Montvert pendant l'été 2008.

Notes

[1] Surtout parce-que le dessin me représente (ou pas). Aïe, mes chevilles.

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Si ça continue… | Commentaires : 0

… je me vois plutôt bien partir au Québec, tout seul s'il le faut, et y prendre une ligne de trappe pendant un an ou deux.

« Qui vivra verra », comme on dit.

Ou pas.

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Portrait de Benjamin Lannoy

Benjamin : Ça te dit de t'installer comme trappeur, de dormir dans le froid, de marcher des kilomètres à pieds dans la forêt avec des kilos sur le dos, de te laver une fois par semaine à l'eau du torrent, et de sentir le phoque dans une grosse chemise rouge à carreaux ?

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Annekatrin : t'es trop mignon! Sauf marcher avec des kilos sur le dos it sounds good! […] tu sais, je suis une tueuse des ours?

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Recherche | Commentaires : 0

Jeune homme ouvert et bien sous un ou deux rapports cherche jolie fille avec du temps libre et qui n'a pas froid aux yeux pour partir vadrouiller où le cœur leur en dira.

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Arghl… | Commentaires : 0

Je viens de recevoir un courriel d'Ayerdhal.

Il m'annonce la création de son profil sur Facebook.

Moi qui boycotte ce réseau social (comme d'ailleurs la majorité des réseaux sociaux), je suis consterné.

Mais je lirais quand-même son prochain bouquin, et probablement avec un plaisir non dissimulé.

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Miaou de bas en haut | Commentaires : 0

  1. Avoir son humeur qui va et vient, de bas en haut, qui fait du yoyo.
  2. Se faire réchauffer le cœur Et puis je t'aime, Gros Chat, alors ne te plains pas
  3. Continuer à faire du yoyo avec son moral, mais avec encore plus d'amplitude : de plus haut, tomber aussi bas.
  4. Recommencer.
  5. Ne pas baisser les bras… Sinon, le yoyo ne remonterait pas.
  6. Recommencer.

Tout va, tout vient, et c'est très bien ainsi : on ne sent que mieux le goût des bonnes choses.

  1. Tenter de ralentir la course du yoyo à son point culminant.
  2. Réessayer.
  3. Recommencer.
  4. Recommencer.
  5. Réussir ?

yoyo_01.png Photographie tirée de « Yoyoing », par PhylB.

Oui, ce billet est d'une banalité affligeante. Peu importe.

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Une double formation : commerciale et théologique | Commentaires : 0

Franchement, quand on se retrouve avec cette double formation, n'est-il pas très difficile de devenir autre chose qu'une nouvelle variante des marchands du temple ?

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Je recopie et j'aime ça | Commentaires : 0

Je lis pour la deuxième fois le journal d'Henry David Thoreau. Et je reste marqué par ces quelques phrases dans lesquelles, selon mon humeur du moment, je me reconnais si bien.

henry_david_thoreau_01.png […] Il n'y a, dans mes aspirations, rien de plus précis, de plus défini que dans celles du bourgeon qui s'ouvre, qui tend bien vers la fleur et le fruit, vers l'été et l'automne, mais qui n'est conscient que du printemps et du chaud et du soleil.

Je me sens mûr pour quelque-chose, mais je ne fais rien et n'arrive pas à trouver. Je me sens simplement fertile.

En moi, c'est le temps des semences. Je suis resté en jachère assez longtemps. Bien que j'éprouve le sentiment de mon indignité, bien que je me considère, en beaucoup de choses, comme un fripon, l'esprit de l'univers est cependant pour moi d'une mansuétude inexplicable, et j'ai peut-être plus que ma part de bonheur.

[…]

Ma vie est à peine épanouie. tant de choses sont encore dans le germe. il y a un tel écart entre mon idéal et le réel en bien des points que je peux dire que je ne suis pas né. Un instinct me pousse vers la société, mais ma société n'existe pas.

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Il y a un problème quelque-part | Commentaires : 1

dessin_mains_01.png J'ai eu un petit instant de désespoir aujourd'hui, en me faisant cette réflexion : on ne va jamais dans le même sens que les gens que l'on croise. Pourtant, ce sont eux dont on peut voir le visage, apprécier un instant leur manière d'être, et se dire qu'on aimerait mieux les connaître. Hélas, aussitôt vus, aussitôt disparus : ils sont derrière nous, et partent dans une direction opposée, vaquer à des occupations qui d'évidence ne sont pas les nôtres.

D'un autre côté, quoi de plus triste que deux personnes allant parrallèlement dans le même sens ? Jamais elles ne pourront se croiser.

Le monde est vraiment mal foutu.

Vive les courbes.

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Arrête de sourire bêtement | Commentaires : 0

manu_larcenet_-_le_combat_ordinaire_02x01.png

Dessin par Manu Larcenet, in « Le combat ordinaire » (vol. 2).

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